Nos voeux pour 2016

dimanche 8 novembre 2015

Logements de la friche Lepers : oui, mais...

La municipalité, avec le concours de Bouygues Immobilier, annonce la construction de 143 logements collectifs à l'emplacement de la friche Lepers.
Qu'en penser, en tant que militants écologistes et solidaires?

Nous relevons des points positifs:

1. C'est du logement collectif, plutôt que du pavillonnaire, en centre-ville, c'est plus cohérent, et cela limite l'imperméabilisation des sols, ce qui est essentiel dans une zone classée inondable .
2. Il vaut mieux construire au coeur des villes, et à la place de friches que par l'extension urbaine sur des terrains agricoles.
3. Il y a 43 logements sociaux prévus.


Mais nous avons beaucoup de points d'interrogation, auxquels répondent très imparfaitement les documents publics obtenus:

4. Logements sociaux, oui mais lesquels? éligibles au Prêt Locatif à Usage Social, permettant de renforcer la mixité sociale? On peut en douter, d'autant que la Société Immobilière Artésienne n'est pas connue pour sa philanthropie. L'une des cibles de clientèle devrait être les salariés travaillant à Wasquehal.

5. Comment, par exemple, le constructeur entend-t-il produire de l'eau chaude thermique et sanitaire?N'est-ce pas l'occasion de le faire à partir du solaire?
6. "Un système de compteur électrique installé dans chaque logement pour un suivi de la consommation", n'est-ce pas le fameux compteur Linky qu'ERDF veut imposer, que dénoncent à la fois les organisations de consommateurs comme l'UFC- Que choisir (pour les coûts cachés) et les associations qui agissent pour la limitation des ondes électromagnétiques. On peut faire beaucoup plus simple pour économiser l'énergie!
7. Ne pas tourner le dos à l'eau dans la ville est une bonne idée, à condition de se souvenir d'une part que Wasquehal est en zone inondable, même si nous n'avons pas eu à déplorer depuis longtemps d'inondation grave; et d'autre part, les abords immédiats de la Marque doivent devenir pour les wasquehaliens un lieu de promenade agréable. Le développement de plantations d'arbres aux bords de ce bras contribuerait à la fois à la protection des rives, à l'agrément de tous et à la valorisation de l'opération.
8. La mobilité induite. La cible recherchée semble plutôt des jeunes ménages et en tout cas des familles peu nombreuses. En centre-ville, à proximité du métro et des bus, il faut renforcer encore l'offre alternative à la voiture individuelle par l'installation d'une station Lilas auto-partage, d'un espace co-voiturage et d'une station V'Lille.

Voici quelques questions auxquelles nous aimerions avoir réponse.

Bernard DE VEYLDER

lundi 2 novembre 2015

Quand la SNCF confond élagage et massacre à la tronçonneuse...

La ligne SNCF qui traverse Wasquehal est fort heureusement arborée de part et d'autre. Bien entendu, il est légitime que ces arbres soient élagués, voire coupés quand ils sont malades, ou quand ils sont manifestement trop près de la voie...sous réserve que chaque arbre coupé soit remplacé.
Nous savons aussi que certains jeunes utilisent parfois, à leurs risques et périls, la voie SNCF entre le Haut Vinage et le collège, ce qui impose une vigilance des conducteurs de trains et une bonne vision.
Face à ce problème, la SNCF pouvait d'ailleurs surélever et consolider les grillages qui protègent les voies.
Hélas, ce n'est pas le choix qui a été fait, puisque entre la rue du Professeur Roux et le collège, on a choisi de transformer carrément le boisement en glacis (voir photos)!








Des riverains sont déjà intervenus pour arrêter le massacre, qui constitue pour eux une dégradation de leur environnement et pour tous une perte de biodiversité.

Un important nombre d' arbres sains, notamment des frênes, pourtant plantés suffisamment loin de la voie ferrée, ont ainsi été sacrifiés.

Nous exigeons de la SNCF le reboisement de ce secteur, en bas du talus, par des variétés d'arbre de qualité, en alternant arbres à croissance courte et arbres à croissance lente.



mardi 29 septembre 2015

Mobilisation pour le climat!

Nous reviendrons dans un autre article sur l'analyse des résultats du scrutin municipal. Mais l'urgence, désormais, c'est aussi de se mobiliser pour combattre le réchauffement climatique et cela ne peut attendre 2020.

Nous soutenons la mobilisation d'un collectif de 130 associations pour la COP 21, dont nous relayons l'appel ici:

APPEL A MOBILISATION

Alors que la France s'apprête à accueillir le sommet des Nations Unies sur le changement climatique du 30 novembre au 11 décembre 2015, plus de 130 organisations de la société civile, des syndicats aux associations de solidarité internationale, en passant par des organisations confessionnelles, des ONG de défense des droits humains, de l’environnement ou encore des mouvements sociaux, se sont alliées au sein de la Coalition Climat 21.

Ensemble, elles affirment que ces négociations, si elles sont une étape nécessaire, ne seront pas suffisantes pour combattre le dérèglement climatique et les inégalités qu’il entraîne, comme nous l’ont montré celles des 20 dernières années. C'est pourquoi elles appellent les citoyennes et les citoyens à profiter du rayonnement politique et médiatique de la COP21 pour s’organiser et se mobiliser largement afin de lancer ensemble un mouvement fort et durable pour la justice climatique. Ouvert à toutes et à tous, ce mouvement puise sa force dans sa diversité.


La Coalition Climat 21 lance un appel aux citoyennes et aux citoyens : mobilisons-nous pour le climat !


Ce combat pour la justice climatique ne commence pas et ne prendra pas fin au Sommet de Paris. Mais l’année 2015 constitue une véritable opportunité pour nous rassembler et affirmer que le monde que nous voulons est à notre portée : un monde à l’abri des ravages du changement climatique, où l’économie est au service des humains et de la planète, permettant à chacune et à chacun, sur tous les territoires, de vivre décemment de son travail, de respirer un air sain dans un environnement préservé, et assurant des modèles de développement authentiquement durables pour toutes et tous. Pour tout changer, nous avons besoin de toutes et de tous.
Rejoignez-nous lors des quatre temps forts de la mobilisation, et changeons ensemble le cours de l’histoire !

...

Mobilisons-nous avant, pendant et au-delà de la COP 21 !


Les 28-29 novembre : prenons part à La marche mondiale pour le climat.
A la veille de l’ouverture la conférence, des centaines de milliers de personnes descendront dans les rues de Paris (le 29) et des grandes villes du monde (les 28 et 29), pour marcher ensemble et affirmer haut et fort nos revendications, de l’alimentation aux emplois, de l’énergie à l’éradication de la pauvreté.

(UNE MANIFESTATION SERA ORGANISÉE A LILLE LE 29 NOVEMBRE)

Pendant les deux semaines de la COP, les actions se multiplieront, particulièrement à Paris.



Les 5 et 6 décembre : rendez-vous au Sommet citoyen pour le climat, à Montreuil.
Le Sommet citoyen pour le climat sera l’occasion de vous rendre au Village mondial des alternatives pour découvrir les solutions qui existent pour lutter contre le dérèglement climatique, et de suivre les débats et conférences organisées dans le cadre du Climat Forum.

Du 7 au 11 décembre : le CENTQUATRE se transformera en Zone d’action climat (ZAC) et deviendra notre quartier général.
Débats, activités grand public de sensibilisation au dérèglement climatique,…le CENTQUATRE sera un grand espace de convergence et de mobilisation ouvert à toutes celles et ceux qui souhaitent prendre part aux actions citoyennes et contribuer aux alternatives au changement climatique.


Le 12 décembre à 12h, direction Paris, afin de rejoindre la plus grande action de masse pour la justice climatique.
Au moment où l’ONU annoncera les résultats de ses négociations marathon, nous passerons à l’action pour de vraies solutions au changement climatique. Unissons-nous pour montrer la force de notre mouvement et envoyer un signal clair en faveur d’un avenir meilleur, plus respectueux de l’environnement, et plus juste pour toutes et tous.
Le 12 décembre, montrons leur qu’un autre monde est possible, au-delà de la COP 21 !

lundi 28 septembre 2015

Ducret II: une nouvelle phase pour Wasquehal Ecologique et Solidaire

Les résultats sont tombés. Madame Ducret a été réélue, de justesse, certes, mais réélue.
Nous respectons naturellement le verdict des urnes, et, si celui-ci ne nous a pas permis d'être présents au sein du Conseil Municipal, rien ne nous empêche d'être, dans la ville, force d'opposition et de proposition, comme nous avons déjà pu commencer à l'être sur un certain nombre de sujets:

- opposition aux atteintes à la solidarité et à l'environnement;
- propositions concrètes pour mieux vivre ensemble, au sein comme en dehors des conseils de quartiers : jardins partagés, mobilité, patrimoine municipal, crèches...sur tous ces sujets nous avons des propositions à faire;
- présence au sein des forces vives de la ville.

D'autre part, nous avons  quatre ans pour construire avec les autres forces de l'opposition démocratique une alternative crédible à la droite sous ses diverses variantes, et choisir démocratiquement quelle personne sera en mesure de conduire la liste qui portera cette alternative.

L'action en commun peut être une occasion de rapprochements.  Nous le souhaitons vivement.

Bernard DE VEYLDER

lundi 21 septembre 2015

Notre position sur le second tour

Comme nous l'indiquions dans notre précédent message, nous persistons à penser que Wasquehal mérite mieux, au second tour de cette élection municipale, que cette opposition entre une droite clientéliste qui a mal géré la ville pendant trop longtemps et une droite bonapartiste qui aspire à lui donner un traitement de choc à la sauce libérale.





N'étant pas propriétaires des voix de nos électeurs, nous ne donnerons pas de consigne de vote, mais, en ce qui nous concerne nous voterons blanc .

Quelque soit le résultat du deuxième tour, notre combat d'écologistes pour la ville prendra désormais deux formes:

- d'une part, celle de la mobilisation citoyenne dans la ville sur nos thèmes : solidarité et écologie,  urbanisme, modes de déplacements doux, jardins partagés... Nous serons force d'opposition et de proposition.

- d'autre part, celle de la préparation, avec humilité, des échéances municipales de 2020, en favorisant le lien et l'échange entre les autres forces démocratiques d'opposition, qui,comme nous, devront se faire entendre hors du conseil.

Pour Wasquehal Ecologique et Solidaire,

Bernard DE VEYLDER

dimanche 20 septembre 2015

A très bientôt!

Ce dimanche soir, malgré la déception du résultat de Wasquehal Ecologique et Solidaire,  je voudrais d'abord remercier tous les colistiers qui ont bien voulu s'engager dans l'aventure d'une première liste écologiste et solidaire sur Wasquehal, ainsi que les électeurs qui, contre vents et marée, nous ont accordé leur confiance.

Un  temps de campagne trop court, beaucoup d'abstentions, une focalisation artificielle entre la majorité d'avant 2014 et celle de Mme Ducret, au fond, les deux faces d'une même médaille, mais aussi le nombre de listes, n'a pas permis de faire émerger le neuf.

La sympathie exprimée pour nos idées ne s'est pas traduite dans les urnes. Les écologistes ne retrouvent pas, loin s'en faut, les 612 voix obtenues lors des cantonales, mais cette baisse est commune aux autres listes à l'exception du duel Ducret/Hanicotte. Une seule bonne nouvelle: une baisse significative, à contre-courant, du score du FN, sans lequel cette élection n'aurait pas eu lieu.

Nous serons attentifs à d'éventuels ralliements de part et d'autres des qualifiés pour le second tour avant de nous positionner définitivement quant au deuxième tour, mais nous persistons à penser que Wasquehal mérite mieux que cette opposition entre une droite clientéliste qui a mal géré la ville pendant trop longtemps et une droite bonapartiste qui aspire à lui donner un traitement de choc à la sauce libérale.

Quelque soit le résultat du deuxième tour, notre combat d'écologistes prendra deux formes:

- d'une part, celle de la mobilisation citoyenne dans la ville sur nos thèmes : solidarité et écologie,  , urbanisme, modes de déplacements doux, jardins partagés...
- d'autre part, celle de la préparation, avec humilité, des échéances municipales de 2020, en favorisant le lien et l'échange entre les autres forces démocratiques d'opposition.

Bernard DE VEYLDER

vendredi 18 septembre 2015

2016 : année cruciale pour les associations

Le collectif des associations citoyennes a diffusé hier le communiqué ci-dessous.

Nous condamnons depuis longtemps la baisse des dotations d'état aux communes,  qui n'est hélas pas nouvelle, et qui va avoir un impact réel sur le budget des communes et donc des associations.

La situation critique sur le plan financier de notre commune (faiblesse des investissements qui seraient utiles à la commune, dettes de la commune) nous amène à rejeter deux positions parfaitement démagogiques:
- celle faisant miroiter des baisses d'impôts qui fragiliseraient davantage encore l'état de la commune et ses capacités d'action et d'investissement;
- celle consistant à promettre tout à tout le monde, surtout quand on ne l'a pas tenu quand on était soi-même aux affaires.

C'est pourquoi, pour soutenir les associations communales,  nous avons proposé quatre orientations pour cadrer les subventions aux associations dans la commune:

1. Un budget participatif dès 2016, pour rendre public au maximum de citoyens l'état des ressources, des contraintes budgétaires et des besoins urgents de la commune, et rendre collectifs les choix communaux pour l'avenir.
2. Un conseil de la vie associative, qui réfléchira notamment, dans le cadre d'une enveloppe fermée déterminée par le budget participatif, aux critères de subvention. Notre priorité ira à la solidarité, à la cohésion sociale, à l'accès de tous à la culture, aux sports et aux loisirs.
3. La mise en oeuvre de vrais contrats d'objectifs pluri-annuels pour les associations ayant une subvention supérieure à 23 000 euros, comme cela devrait être la règle.
4. L'encouragement à la mise en réseau des associations et clubs sportifs avec celles et ceux des communes voisines quand cela a du sens.

Ensemble, avec le monde associatif, donnons du sens et de la vigueur à la participation des habitants!

Nous serons ainsi plus forts et plus solidaires pour exiger, avec l'ensemble des communes de France,  la réorientation des crédits d'état vers les collectivités locales, en faveur de la vie associative, culturelle et de l'investissement.

Bernard DE VEYLDER

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Budget 2016 :

l'avenir des associations citoyennes en question

Les associations citoyennes sont des acteurs indispensables pour répondre aux enjeux écologiques et pour reconstruire le vivre ensemble. Leur avenir est cependant remis en question par les gouvernements, l'Union européenne, les autorités locales et des forces économiques, notamment les banques. Petit à petit, des dispositions financières, administratives et managériales modifient la société en profondeur pour aller vers une société de marché, agressive et inégalitaire, au profit d'une toute petite minorité.
Dès aujourd'hui, de Chalon-sur-Saône à Romans, de Herblay à Colombes ou à Savigny-sur-Orge, des initiatives associatives, des équipements, des festivals, apportant une réponse forte aux attentes des citoyens, sont balayés d'un revers de main par des élus qui ne semblent pas en saisir les enjeux. Ailleurs, ce sont des baisses de subventions conséquentes qui viennent bousculer le paysage associatif. Selon la cartocrise-associative établie par le CAC, 87 % des communes observées ont diminué leurs subventions en 2015, en moyenne de 12 %, alors que 13 % les maintenaient ou les augmentaient. Combien de ces dernières pourront continuer à le faire en 2016 ?
Le projet de budget 2016 constitue un véritable instrument régressif de la transformation de la société. La campagne lancée par l'Association des Maires de France confirme les analyses du Collectif des Associations Citoyennes : la nouvelle baisse des dotations aux collectivités et des autres financements publics va se traduire par de nouvelles réductions drastiques de subventions aux associations. S'y ajoutent la perspective de mise en place de partenariats public-privé pour financer l'action associative, les effets de la loi Macron, les progrès d'une vision simpliste et managériale de l'action associative, etc. Dans le même temps, le CICE octroie un cadeau fiscal de 20 milliards par an aux entreprises, sans que celles-ci ne créent le moindre emploi. Le Plan social invisible, lancé depuis 2014, va donc continuer à faire ses ravages, malgré les discours lénifiants qui tentent de camoufler la réalité.
Au-delà des questions financières, c'est d'une considération renouvelée que les associations citoyennes ont besoin. Les richesses qu'elles produisent sont faites avant tout de développement humain, de démocratie locale, de participation à la vie de la cité, d'éducation citoyenne ou écologique, de renforcement du lien social. La création de richesse économique et d'emplois, bien que réelle, n'est jamais qu'une conséquence de leur activité et ne correspond aucunement à leur finalité.
A travers l'avenir de nos associations se joue un modèle de société plus humaine, enraciné dans les valeurs communes de la République et de la démocratie. Nous espérons encore que le gouvernement et les parlementaires prendront conscience de ces enjeux.
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